J'avais littéralement dévoré le récit «Je pars demain» de cet auteur dont j'aime beaucoup le style et la passion. Alors qu’il vient de dépasser les quarante ans, Eric Fottorino, journaliste pour Le Monde et cycliste à ses heures, décide de courir le Grand Prix du Midi Libre. Commence une préparation exigeante et enivrante. Dans ce journal, il consigne ses joies et ses douleurs, les exploits et les coups durs.
«Petit éloge de la bicyclette», court et moins excitant, est plus poétique. Il inclut quelques extraits du précédent.
À la question "pourquoi tout cela", à laquelle j'ai fait allusion dans un message précédent, j'aime la réflexion de Fottorino:
La réponse de Javier Gomez est suffisante à elle seule: «BECAUSE I LOVE IT!»La passion, le défi, l'envie de réaliser un rêve de gosse.Je sais. Je sais pourquoi. Cela pourrait se résumer en trois ou quatre mots: retarder l'instant du crépuscule. Faut-il expliquer, justifier, se perdre en paroles là où seuls comptent les actes? Retarder l'instant du crépuscule. Cela suffit. Les jambes qui tournent sur la terre qui tourne, c'est la vie qui repousse ses limites, qui agrandit ses frontières. Le temps perdu à rouler dans le vent, sous la pluie ou contre la montre, c'est du temps retrouvé pour affronter plus tard les jours gris qu'on tapisse avec ses souvenirs, tant mieux s'ils furent heureux, et s'ils ne le sont pas, au moins qu'ils soient riches en aventures.


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